Présentation du métier

 

La profession de puéricultrice a été créée en 1947, au lendemain de la première codification des mesures de protection maternelle et infantile.

Depuis, l’évolution des connaissances et des techniques, les mutations intervenues au niveau des conditions de vie, les besoins de la population en structures d’accueil de la petite enfance, ont amené l’infirmière puéricultrice à assumer des responsabilités de plus en plus importantes de soin (dans toutes ses dimensions) , dans des secteurs de plus en plus diversifiés, pour répondre aux besoins de santé de l’enfant ; dans sa famille, en milieu hospitalier ou en structures d’accueil.

 

L’infirmière puéricultrice est une professionnelle prenant soin de l’enfant de la naissance à l’adolescence pour maintenir, restaurer et promouvoir la santé. Elle concoure à l’accompagnement de la fonction parentale. Elle inscrit son action dans une politique de Santé nationale et régionale s'appuyant sur une démarche de Santé publique.

 

Cette profession peut s’exercer dans les différents lieux de vie de l’enfant :

  • Etablissements de santé et de réadaptation publics et privés ;
  • Etablissements et services d’accueil d’enfants de moins de 6 ans ;
  • Services de protection et de promotion de la santé en faveur de la mère et de l’enfant et d’aide sociale à l’enfance.

 

L’exercice professionnel est réglementé par le décret  n°2004-802 du 29 juillet 2004, relatif aux parties IV et V du code de la Santé Publique. Le titre 1er consacré à la profession d’infirmier (e) précise dans le chapitre 1er l’exercice de la profession  et les actes professionnels (section 1). L’article R 4311-13  énonce la spécificité de la prise en charge dans le domaine de l’enfance.

" Les actes concernant les enfants de la naissance à l'adolescence, et en particulier ceux ci-dessous énumérés, sont dispensés en priorité par une infirmière titulaire du diplôme d'Etat de puéricultrice et l'infirmier en cours de formation préparant à ce diplôme :

  1. Suivi de l'enfant dans son développement et son milieu de vie ;
  2. Surveillance du régime alimentaire du nourrisson ;
  3. Prévention et dépistage précoce des inadaptations et des handicaps ; 
  4. Soins du nouveau-né en réanimation ; 
  5. Installation, surveillance et sortie du nouveau-né placé en incubateur ou sous photothérapie. "

 

Dans le cadre des accords de Bologne et donc de l’inscription dans le système LMD (licence, master, doctorat), une réflexion nationale sur la ré-ingénierie de la formation d’infirmière puéricultrice est en cours. Elle fait suite à la ré-ingéniérie de la formation en Soins Infirmiers.