Présentation du métier

La sage-femme est une actrice incontournable de la périnatalité.

Dotées d’un pouvoir de diagnostic et d’un droit de prescription en relation avec ses compétences professionnelles, les sages-femmes exercent  une profession médicale à compétences définies. Le champ d’intervention des sages-femmes auprès des femmes et des nouveau-nés en bonne santé est établi par le code de la santé publique au travers de la loi du 19 mai 1982, du 9 aout 2004, puis du 22 juillet 2009 (loi HPST)

Elle réalise l’entretien prénatal précoce et propose des séances de préparation à la naissance et à la parentalité et assure la surveillance et le suivi médical de la grossesse de la déclaration de grossesse jusqu’à l’accouchement.

Elle  pratique les actes d’échographie obstétricale et gynécologique systématiques ou de dépistage et  assure, en toute autonomie, la surveillance du travail et de l’accouchement.

Elle dispense les soins à la mère et à l’enfant après l’accouchement et réalise la consultation post natale.  Elle pratique la rééducation périnéo sphinctérienne sans délai de temps.

Au-delà de la période traditionnelle de la grossesse, la sage-femme accompagne également les femmes tout au long de leur vie en assurant leur suivi gynécologique de prévention et en prescrivant leur contraception. Elle

Elle prescrit et pratique les vaccinations auprès de la femme et du nouveau-né dans les conditions définies par décret.

La sage-femme peut concourir aux activités d’assistance médicale à la procréation selon les conditions définies par décret.

Spécialiste de la physiologie, la sage-femme adresse ses patientes à un médecin lorsqu’elle décèle une pathologie. Elle peut pratiquer les soins prescrits par un médecin en cas de grossesse ou de suites de couche pathologiques.
 

Dans l’exercice de l’ensemble de son activité professionnelle, la sage-femme tient un rôle primordial de proximité dans la prévention et l’information auprès des femmes. A ce titre, elle contribue au repérage des situations de violences faites aux femmes (par exemple : par l’orientation de la patiente vers des structures de prise en charge spécialisées ou encore par la rédaction sur demande de la patiente de certificat médical descriptif)

Par l’obtention de diplômes universitaires complémentaires, des spécialisations sont possibles :

-              DU/DIU d’échographie, médecine fœtale, de suivi gynécologique et de contraception, d’acupuncture, d’homéopathie, allaitement, sexologie…

-              Master de santé publique, d’éthique, périnatalité qui permettent l’accès à des fonctions de management  ou d’enseignement

-              Doctorat qui permet l’accès à la recherche

 

Au 1er janvier 2016, 28 368 sages-femmes sont inscrites au tableau de l’Ordre parmi lesquelles 22 335 sages-femmes en activité.

Plus de la moitié d’entre elles exerce dans les hôpitaux publics, 12% dans le secteur privé et près de 5% en Protection Maternelle et infantile (PMI). Enfin, 28% de la profession exerce sous statut libéral dont environ un tiers en tant que polyactive, c’est-à-dire cumulant une activité salariée et libérale.

L’exercice libéral a été marqué par une croissance exponentielle au cours des dernières années, connaissant une augmentation constante de 10% chaque année depuis 2009 avec un pic d’augmentation de 18% en 2011.

Comme toutes les professions médicales, les sages-femmes ont l’obligation de s’inscrire au Conseil National de l’Ordre des sages-femmes pour exercer.